Chroniques

# Les 7 roses de Tôkyô d’INOUE Hisashi

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Quel livre ?

« Les 7 roses de Tokyo » de INOUE Hisashi

976 Pages

Éditions PICQUIER Poche

De quoi parle t-il ?

Un fabricant d’éventails d’un vieux quartier de Tôkyô tient son journal d’avril 1945 à avril 1946. Une évocation passionnante du Japon sous l’occupation américaine et les menées secrètes et rocambolesques de sept femmes, qui se consacrent espionnes pour contrecarrer les projets de l’occupant.

Je vous en dit un petit peu plus.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis une grande amoureuse des auteurs japonais. Pour moi, chaque phrase, chaque mot, est choisi avec un grand soin. C’est profond, troublant, sensiblement émouvant et souvent, procure une sensation de flottement et d’évasion que j’ai très peu connu avec d’autres auteurs.

« Les 7 roses de Tokyo » est donc un livre japonais de près de 1 000 pages que j’ai mis pratiquement trois semaines pour en venir à bout.

Tokyo – avril 1945 à avril 1946. Un fabricant d’éventail tiens son journal intime. Il relate ainsi sa vie quotidienne quelques mois pendant la guerre puis sous l’occupation américaine. Privé de son travail, il doit nourrir et protéger sa famille.

On découvre alors le Japon sous un jour que je ne connaissais pas et qui doit lutter contre les Américains. La population civile voient tout s’effondrer autour d’elle et on est plongé dans les difficultés, les combines aux marchés noirs, la séduction, la trahison, les lâchetés, les temps difficiles, les actes de bravoures, les pauvres moyens de celle-ci mais, avec beaucoup de hargne, d’espoir et d’intelligence. Les tares de l’occupant sont également des sources inépuisables de moquerie. L’auteur trace un portrait très réaliste, touchant et ironique du quartier et de ses habitants. J’ajoute également que c’est écrit avec un humour particulièrement fin.

Et puis surprise ! Dépasser les presque cinq cents pages, une dimension supplémentaire s’ajoute à l’histoire. Frôlant le roman d’espionnage, on y retrouve de la vengeance, du sacrifice de soi, des situations fascinantes, des stratagèmes stupéfiants. Nous voilà au cœur d’une situation qui m’a surprise car, elle m’était totalement inconnue et hors norme mais, qui m’a passionnée ! Après la capitulation japonaise, les États-Unis gouvernaient le Japon et avait pour tâcher de réformer la langue japonaise (les kanji notamment) pour faciliter les échanges culturels, afin de rendre l’apprentissage de cette langue plus facile aux étrangers (bonjour la bêtise et l’orgueil des vainqueurs…). Les faits sont criants de réalités et de véracité.

Malgré les drames dont le roman est parsemé, tout respire l’espoir, la volonté et la détermination des Japonais.

J’ai, cependant, un seul point négatif qui m’a beaucoup perturbé dans ma lecture (et rien à voir avec l’épaisseur du livre!) : L’auteur à intégrer des documents, des courriers et surtout d’innombrables articles de journaux (retranscrit mots pour mots). C’était une facette très intéressante car, cela nous plonge totalement dans l’histoire, mais j’ai eu du mal à tous les assimilés.

Conclusion

« Les 7 roses de Tokyo » aura été un plaisir de lecture. Certes, je crois que c’est le premier livre qui m’a donné autant de fils à retordre pour en arriver à la fin mais, c’était une découverte incroyable. L’écriture reste simple, véridique, drôle, tendre et passionnante. En savoir plus sur le côté japonais de cette fameuse seconde guerre mondiale aura été exquis. Bref, Lisez-le !

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