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Interview #1 – Mickaël GIL pour « Volutes féminines »

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Pour cette première interview d’auteurs sur le blog, voici quelques petites questions qui viennent compléter la chronique du recueil. Chronique que vous pouvez retrouver ici.

Peux tu te présenter pour tes lecteurs ?

Bonjour à toutes et tous, je m’appelle donc Mickaël et je suis un jeune auteur auto-publié chez Librinova avec la sortie de mon petit recueil de nouvelles « Volutes féminines ». Je suis un grand sensible sentimental dont l’émotivité m’est difficile à cacher, j’aime regarder le monde autour de moi – bien qu’il ait fortement tendance à me laisser un goût amer – et je suis fasciné par la femme, qui est au coeur de mes écrits. J’aime les cookies faits maison, la pastèque, la raclette – mais pas les trois en même temps ! – je dors encore avec des peluches et je suis très attaché aux gens qui comptent pour moi. On me dit honnête et je n’aime pas l’idée qu’on puisse jouer de mes sentiments, car il peut m’arriver d’être naïf, maladroit et de manquer de confiance en moi. On dit aussi que j’ai un cerveau de femme et je m’efforce de garder une part d’innocence, de lutter contre la spirale du temps qui passe car il est mon plus grand ennemi. Ah, et si j’ai en horreur la cigarette, c’est aussi le cas de l’alcool et des autres excès, y compris les réseaux sociaux et les smartphones, considérant que la technologie d’aujourd’hui provoque une addiction qui nous isole plus qu’il nous rapproche. Mais là est un autre débat que je risque fort d’aborder un jour…

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? 

Au collège déjà, j’affectionnais le français et les rédactions. Mais c’est au lycée, lorsque j’ai eu des sentiments très forts pour une fille, que j’ai eu besoin de m’exprimer à travers un poème, puis un second sans que ça ne s’arrête vraiment. J’avais trouver un refuge à travers le fait de m’exprimer secrètement sur le papier, puis l’écriture est devenu comme pour beaucoup un exutoire, synonyme de réconfort et moyen d’expression pour me sortir de la dépression, pour me débarrasser des idées sombres mais aussi, plus tard, pour ouvrir mon coeur et donner mon regard sur le monde d’aujourd’hui. J’ai commencer la rédaction d’un roman il y a sept ans environ et je le défini comme étant le projet de toute une vie. J’espère réussir à lui donner un point final bientôt et partager ainsi cette histoire avec celles et ceux qui apprécierons de me lire.

Comment as-tu vécu la publication de ce recueil ? Quelles étaient les craintes / appréhensions, et quelles ont été les plus belles surprises ?

Tout d’abord, je tiens à préciser qu’au départ, j’ai envoyer ce recueil à une quinzaine de maisons d’éditions. Elles ont toutes refusés de lui donner sa chance ce qui, évidemment, n’a pas été facile à accepter. J’ai bien cru devoir laisser ces textes au fond d’un tiroir alors que ce projet me tenait vraiment à coeur. Puis est arrivée l’idée curieuse de l’auto-édition, avec son lot de propositions qui laissent rêveur. Sauf que très vite, je comprend que ce marché là aussi est saturé, notamment avec l’offre d’Amazon et la multiplication des éditeurs spécialisés dans les prestations de ce type. Aucun ne m’inspire vraiment, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur Librinova. Leur proposition me semble alors plus cohérente avec ce que je recherche, avec un accompagnement sérieux et un réel intérêt pour les auteurs. En plus, ils proposaient d’avoir un format papier. Je ne réfléchis pas trop et me lance dans cette aventure en passant par le financement participatif. C’est à cette étape que j’ai eu le plus d’appréhension, déjà parce que demander un soutien financier est à mon sens très délicat, embarrassant et que, vu le peu de monde que je connais et le projet particulier dont il est question, j’ai bien cru ne jamais réussir à réunir la somme. Je n’ai pas un grand lectorat mais je dois dire qu’aussi peu qu’ils pouvaient être, ces personnes qui me suivent et qui m’encouragent ont fait énormément pour me soutenir et rendre cela possible. Une fois la machine en marche, il fallait être sûr que tout était rodé, que les textes étaient suffisamment bons, que les photographies étaient prêtent – pour la petite histoire, j’ai rencontré Laurie Jacquemin pendant ma campagne de financement par un heureux hasard. Le choix de la couverture a été un long débat, j’ai eu tardivement l’autorisation d’une photographe néerlandaise pour que sa photographie illustre ma couverture mais j’ai finalement fais le choix de n’avoir qu’une seule photographe et de lui accorder le privilège – logique – de réaliser la couverture. Pour en venir au résultat final, il a fallu de nombreux ajustements mais Librinova a été très ouvert, très à l’écoute, très professionnel. J’en veux pour preuve cet « incident » concernant la couverture papier et la mauvaise maquette : j’ai eu une réaction un peu trop spontanée tandis qu’ils ont la grande gentillesse et générosité de réparer cette erreur en me renvoyant les exemplaires, chose que je n’ai pas imaginer un seul instant. C’est dire combien cette maison d’édition respecte les auteurs et se montre soucieux de les satisfaire.

Pourquoi avoir choisi de parler des femmes et de la cigarette sous forme de recueil et non pas d’histoire à part entière ? Certaine nouvelles nous laissent un peu sur notre faim, on a envie d’en savoir plus sur certaines d’entre elles.

A l’origine, les textes étaient encore plus courts, à l’image d’Idéale incandescente. Parce que ces textes n’avaient pas pour vocation d’être si nombreux et ne devaient être que des pauses entre deux chapitres d’un roman. Une idée que j’ai fini par mettre de coté tandis que les textes, eux, se sont multipliés sur des formats toujours assez courts, mais tout de même plus longs. La raison de cette brièveté est d’éviter d’étirer de trop le sujet tout en ne donnant pas trop d’informations sur ces femmes afin que la lectrice / le lecteur puisse s’identifier à elles, pour une situation, un prétexte, une idée… Ces femmes sont donc restés anonymes, et peu d’éléments personnels sont décrits car l’idée est vraiment de révéler une introspection née d’une simple observation. Impossible donc pour l’observateur lambda que je suis de renseigner davantage le lecteur / la lectrice sur qui est l’héroïne de cette nouvelle, sur sa vie en dehors de cette scène. Il y a quelques descriptions physiques, des hypothèses quant à sa personnalité mais le coté abstrait est en tout cas voulu. Il me semble impossible de recoudre toutes ces histoires pour en faire un roman, et l’intérêt serait vraiment limité de se résumer à seulement quelques profils. J’aime aussi l’idée de pouvoir aborder plein de thèmes différents selon les portraits, d’adopter un style d’écriture, de changer un peu d’angle, de forme… Si ces nouvelles peuvent laisser sur notre faim, j’ai presque envie de dire que je prend cela comme un compliment, car cela signifie que le lecteur / la lectrice est libre de s’imaginer la suite, de se questionner et de chercher à comprendre pourquoi cette situation, pourquoi cette hypothèse, pourquoi cette femme et pas une autre. Néanmoins, je pense que certains textes méritent quelques détails supplémentaires et c’est pourquoi il y aura des textes plus longs par la suite.

Combien de tome sont prévus pour cette série de recueil ? Auront-ils le même thème ? 

Un second tome est en effet prévu, et s’il me parait encore compliqué aujourd’hui de parler de trilogie, ce n’est pas impossible, ayant 112 textes écrits à ce jour et une quinzaine d’idées à mettre sur le papier. Peut être qu’un troisième tome avec moins de textes mais plus longs pourrait voir le jour, mais je travaille et me concentre uniquement sur le tome 2 pour le moment. Les textes sont déjà écrits mais demandent une relecture et, dans la plupart des cas, une réécriture. Le thème ne changera pas, il s’agira toujours de portraits de femmes autour de leur addiction. Je vais néanmoins aborder d’autres sujets de fond, jouer un peu sur les mots et les images pour tenter de rendre les textes plus digestes et au moins aussi variés que sur le premier tome. Faire quelques textes plus longs aussi. Ma photographe me fait le plaisir et l’honneur de poursuivre l’aventure à mes côtés et je recherche simplement un(e) illustrateur(trice) pour essayer de faire en sorte que le recueil soit vraiment bien mis en image. 

As-tu effectuer beaucoup de recherches pour parler de la cigarette ?

La très grande majorité des textes sont nés à partir du simple fait d’observer ces femmes, de rechercher des réponses à leur geste, de vouloir les transcrire ou les interpréter. Il y a aussi une part d’imagination mais je cherche à faire en sorte que toutes les situations, hypothèses ou théories soient crédibles et pertinentes. Pour être un peu plus juste, j’ai lu quelques livres sur le sujet et parcouru internet pour y lire des témoignages sur des forums. Je regarde ce qui se dit parce que le sujet m’intéresse et que je suis curieux, mais le constat est qu’il est difficile de trouver un juste milieu entre les militants anti-tabac qui fustigent de reproches les fumeurs ou qui les blâment sans chercher à comprendre, et les défenseurs qui usent d’arguments assez peu recommandables et qui se moquent bien des risques encourus par leur tabagisme. Je n’approuve pas non plus certaines méthodes pour arrêter de fumer, que je trouve un peu trop primaires et surtout très commerciales – le profit que perdent les buralistes créé des opportunistes, le plus bel exemple étant le cigarette électronique. Et puis, j’aime à penser que les femmes dont je parle sont celles dont on ne se doute de rien, qui ne disent rien ou qui, peut-être, ne savent plus vraiment elles-même pourquoi la cigarette s’est figée entre leurs doigts. Et il n’y a pas de recherches à faire pour ça. Il faut juste ouvrir un peu plus les yeux et son esprit.

Un grand merci à Mickaël d’avoir pris du temps pour répondre à ses quelques questions & de m’avoir permis de découvrir sa très belle plume  

Pour les personnes qui souhaitent acheter ce recueil en format Ebook ou papier c’est ici que cela ce passe : Librinova 

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